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La Saintélyon VTT - Juin 2017

28 juin 2017 - 21:03

La Saintélyon VTT - Juin 2017

Bonjour à tous,

Tout a commencé en fin d’année 2016 ! Au club de vélo de Quincieux, une information circulait sur une épreuve ‘’mythique’’ : LA SAINTELYON en VTT.

On a été plusieurs à s’inscrire très tôt, soit disant, pour être dans les premiers à partir. Jean Loup, Bernard, (qui a été remplacé par Alain, suite à une chute de vélo) et moi. Aussi d’autres cyclistes, Richard, Jérôme, Claude …

Les mois ont passé et samedi 24 juin, nous étions prêts pour la première expédition. Jean Loup et Alain sont venus avec un VAE, et moi avec mon GIANT VSA (vélo sans assistance). Le ‘’groupe’’ était équilibré : Jean Loup n’est plus un jeune premier, et Alain a fait très peu de VTT cette année.

Comme beaucoup d’autres cyclistes, nous avons pris l’option navette pour emmener les vélos à Sainte Catherine en camion, et nous en car. Malgré le nombre de participants, le chargement se fait sans bousculade. Chacun se fait prendre en photos en patientant. Arrivés à Sainte Catherine, on était parmi les 850 cyclistes à attendre le départ…

C’est vers 21h 15 que l’on est parti. D’abord, les ‘’pros ‘’ avec leurs puces pour comptabiliser le temps passé, ensuite, les randonneurs ‘’excités ‘’ et nous ! C’était annoncé, la plus grosse difficulté, c’était les 5 premiers kilomètres…. (J’aimerais bien revoir l’animateur et lui dire ‘’ma vérité’’) Ce qui est bien, c’est que l’on est parti avec un ciel couvert certes, mais, il faisait jour. L’inconvénient, on ressemblait plus à un troupeau de moutons dans un chemin d’estive… mais très vite, on était à la queue leu-leu.

De temps en temps, on entendait ‘’gauche’’, signal pour indiquer une volonté de dépassement par la gauche. Très vite, les lampes se sont allumées. Nous sommes passés dans un chemin très technique très sombre : Les festivités ont commencé. Je ne connaissais pas le circuit, mais je peux vous dire que c’est du costaud ! Une pensée à ceux qui font la Saintélyon l’hiver (c’est le même circuit… chapeau bas à ceux qui l’ont déjà fait).

En plus de la difficulté technique, vient s’ajouter les caprices de la météo.

Au début, c’était génial : des feux d’artifices zébraient le ciel avec du son en différé… mais au fil du temps, le son après chaque éclair était moins lointain. Quand j’étais petit, pour ramasser les foins avec les parents, sous un ciel menaçant, je comptais les secondes après l’éclair. En dessous de 3 secondes, je commençais à ‘’flipper’’. En roulant à vélo, on se pose des tas de questions : cette fois-ci, on est vraiment sous l’orage, la pluie est arrivée, les éclairs zèbrent sur notre tête…est-on protégé sur un vélo ? L’effet cage de Faraday nous protège-t-il ? A un moment, j’ai eu la trouille de finir comme un cochon grillé.

Arrivé au ravitaillement, sous une pluie battante, j’ai vite compris que j’allais passer un ‘’grand moment’’ : Plusieurs tentes et barnums posés les uns contre les autres abritaient plusieurs dizaines de cyclos serrés comme des sardines. Vous connaissez le principe des chaises musicales…et bien là, c’est pareil : un cycliste s’approche pour manger, automatiquement, un cycliste se retrouve sous la pluie. Les places étaient chères. Au bout de 15mn, mouillé pour mouillé, autant en finir le plus rapidement possible.

Jean loup commençait à fatiguer, Alain avait une lampe frontale qui n’éclairait pas plus qu’une bougie et il restait une vingtaine de kilomètres ; toujours pareil, des grandes descentes sur des gros cailloux et des remontées de vallée à descendre du vélo. Cependant, il y avait un équilibre entre nous trois. Certes ils descendaient du vélo bien plus loin que moi dans les côtes, mais pousser un VAE est plus difficile que mon simple vélo.

On arrive à Chaponost  vers les aqueducs. La descente parfaite, mais la montée sur Sainte Foy Les Lyon…aie aie !, ça fait mal. Parvenus à la cime, un agent de la Saintélyon nous félicite et nous rassure en confirmant que les difficultés étaient derrière... Encore un que j’aurais bien aimé revoir ! Pratiquement, jusqu’à la fin, on a grimpé des murs et descendu des escaliers… Enfin, le musée de Confluence est en vue et l’arrivée à 500 mètres. Il est 1 heure du matin. Contents d’avoir fini tous les trois ensembles. Egalement, l’impression de réaliser une épreuve grandiose. Relevé du GPS : 48 km et 1200m de dénivelé.

A refaire… ? peut-être, mais pas l’année prochaine.

Roger

Commentaires

Staff
Pierre Lorchel
Pierre Lorchel 29 juin 2017 17:31
Président

Quel poète, notre Roger!!

jean-michel Rivoire 29 juin 2017 09:59
Cyclotouriste

Merci pour ce récit vivant... Au moins on est prévenu si (d'aventure) on se prenait l'envie d'y aller :-)

déc.
13:00
salle Soliman Pacha à FONTAINES St MARTIN